Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 10:22

La question de la sortie de la Grèce

de la zone euro diversement appréciée

 

Jeudi matin, le ministre des affaires européennes français, Jean Leonetti, comme le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, ne veulent pas à tout prix que la Grèce reste dans l'Union monétaire. A l'inverse, François Bayrou y voit une "catastrophe nucléaire".

 

"La Grèce est à la fois quelque chose qu'on pouvait surmonter et en même temps quelque chose dont on peut se passer", a déclaré jeudi Jean Leonetti, le ministre des affaires européennes français, sur RTL.

 

"Parce que c'est 2 % du PIB de la zone euro et c'est 4 % de la dette de la zone euro. Donc, on peut les aider, on peut les sauver, on ne peut pas sauver non plus les gens malgré eux", a-t-il souligné.

 

"Ce n'est pas parce que la potion est amère qu'il ne faut pas la prendre, parce que le malade est très gravement malade", a ajouté le ministre.

 

A la veille du sommet du G20 à Cannes, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont sommé mercredi soir la Grèce de mettre en œuvre l'intégralité du plan européen de règlement de sa dette sous peine d'être privée de toute aide. Le premier ministre grec, George Papandréou, a semé la consternation parmi ses partenaires européens en décidant d'un référendum sur le plan d'aide adopté le 27 octobre.

 

La zone euro s'efforce de faire en sorte de ne pas souffrir d'une éventuelle sortie de la Grèce de la monnaie unique, a déclaré jeudi le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Il a ajouté qu'il souhaitait que la Grèce reste dans la zone euro, mais que cela ne pouvait se faire à tout prix.

 

De son côté, François Bayrou, président du MoDem, a estimé jeudi sur France 2 que si le référendum grec avait lieu sur l'euro, il permettrait de se rendre compte qu'une sortie de l'euro est "une catastrophe nucléaire". "Tout d'un coup votre dette himalayenne est multipliée par 2 ou 3, le niveau de vie s'écroule", a-t-il prédit, rappelant que "lorsque l'Argentine a rencontré ce drame, le niveau de vie a diminué de plus 50 % en 6 mois et plus de la moitié de la population était passée au-dessous du seuil de pauvreté".

 

"Ce qui est arrivé à l'Argentine arriverait aux pays de la zone euro. Il est éclairant que cette question soit illustrée tout d'un coup devant tous les peuples européens", a poursuivi le probable candidat à la présidentielle française en 2012.


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