Partager l'article ! Belgique: Fin de la plus longue crise politique de l'histoire de la Belgique Le roi des Belges Albert II a n ...
Fin de la plus longue crise politique
de l'histoire de la Belgique
Le roi des Belges Albert II a nommé lundi soir le socialiste francophone Elio Di Rupo premier ministre ainsi que les membres de son gouvernement, mettant fin à la plus longue crise politique de l'histoire du royaume d'une durée de 540 jours.
La Belgique s'est enfin dotée d'un gouvernement lundi. La nouvelle coalition, qui réunit six partis, doit mettre en œuvre un programme de 180 pages en ayant déjà perdu une année et demie sur un mandat de quatre ans.
De fait, dix-huit mois ont été nécessaires depuis les élections législatives de juin 2010, remportées par les séparatistes flamands du N-VA, pour parvenir à la formation de cette coalition, période pendant laquelle la Belgique a été dirigée par le premier ministre par intérim Yves Leterme.
Le gouvernement doit répondre aux exigences de la majorité flamande concernant l'octroi de pouvoirs accrus aux régions belges. Il pourrait aussi être dans l'obligation de réviser un budget que des économistes jugent fondé sur une prévision de croissance par trop optimiste.
La tâche ne sera pas simple. Les pourparlers budgétaires eux-mêmes se sont étirés sur six semaines et n'ont pris fin qu'après que l'agence Standard & Poor's eut abaissé fin novembre la note souveraine de la Belgique de "AA+" à "AA" avec perspective négative.
Le nouveau gouvernement sera dirigé par le socialiste francophone Elio Di Rupo. On y retrouve nombre de ministres du cabinet intérimaire d'Yves Leterme, mais dans des rôles différents. Le chrétien démocrate flamand Steven Vanackere devient ministre des finances et le libéral francophone Didier Reynders ministre des affaires étrangères - les deux hommes échangeant les postes qu'ils occupaient précédemment.
Le cabinet prêtera serment mardi après-midi, a indiqué le palais royal.
Di Rupo sera le premier chef de gouvernement belge de langue maternelle française depuis 1979, le premier originaire de Wallonie depuis 1974, ainsi que la première personnalité "gay" déclarée de l'histoire du pays.
L'électorat néerlandophone à dominante conservatrice a exprimé certaines réserves à l'idée d'être gouverné par un socialiste wallon dont la connaissance du flamand est, en outre, limitée.
Selon un sondage du quotidien Le Soir, 29 % à peine des Flamands font confiance à Di Rupo, mais il peut compter sur 69 % d'opinions favorables en Wallonie.
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires