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Mardi 31 janvier 2012
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Accord au sommet de Bruxelles
sur le nouveau pacte budgétaire
Les dirigeants de l'UE se sont entendus lundi sur le nouveau pacte budgétaire qui doit contrôler plus étroitement les
finances publiques de tous les membres du bloc communautaire, excepté la Grande-Bretagne et la République tchèque.
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens s'étaient entendus le 9 décembre dernier sur ce pacte, qui limitera à 0,5%
leurs déficits primaires annuels sur l'ensemble du cycle économique et prévoit des sanctions automatiques pour les pays dont le déficit passerait la barre des 3% de Produit intérieur brut
(PIB).
"Vingt-cinq pays rejoignent et signeront le traité fiscal", a indiqué le président du Conseil européen,
Herman Van Rompuy, sur son compte Twitter.
Le président Nicolas Sarkozy a dit lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet que les Tchèques ne
pouvaient pas signer le traité pour le moment en raison de problèmes constitutionnels.
Plus tôt dans la soirée, un dernier obstacle politique - la question des pays qui seront invités à participer aux sommets
des dirigeants de la zone euro - avait été franchi après avoir trouvé un compromis avec la Pologne, qui conditionnait sa signature du texte à ces invitations.
Au moins deux sommets par an réservés aux membres de la zone euro seront organisés afin de discuter les stratégies liées à
la monnaie commune et les questions de convergence économique.
Par ailleurs, au moins un sommet par an sera organisé auquel seront conviées les parties contractantes du traité et où la
discussion portera sur l'architecture de l'euro ainsi que sur les questions de compétitivité.
Le traité doit entrer en vigueur le 1er janvier 2013, à la condition que 12 pays l'aient ratifié d'ici là.
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Lundi 30 janvier 2012
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15:45
Grèce : tutelle pas acceptable
Une mise sous tutelle de la Grèce n'est "pas acceptable" pour Jean-Claude Juncker, président de
l'Eurogroupe.
La chancelière Angela Merkel s'est efforcée aujourd'hui de calmer la controverse suscitée par une
proposition allemande de mise sous tutelle budgétaire de la Grèce, affirmant que l'on devait avant tout aider ce pays à remplir ses promesses de réformes. Le débat doit porter sur "comment
l'Europe peut aider à ce qu'en Grèce les tâches qui ont été données soient effectuées", a-t-elle déclaré à la presse en arrivant à un sommet à Bruxelles des dirigeants européens.
"Mais tout ceci ne fonctionne que si la Grèce et les autres Etats membres (de l'UE) en discutent, c'est la raison pour
laquelle je ne souhaite pas de débat polémique mais une discussion qui aboutisse à un succès", a ajouté la chancelière.
Le gouvernement allemand s'est attiré des critiques, notamment en Grèce, en proposant de placer le gouvernement du pays
sous la tutelle d'un commissaire budgétaire européen qui aurait un droit de veto sur les décisions, afin de s'assurer qu'Athènes réduise son déficit et fasse les réformes économiques promises à
ses créanciers.
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Lundi 30 janvier 2012
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10:49
Pressions à Davos sur la zone euro
Les intervenants au Forum économique mondial (FEM) de Davos, Christine Lagarde en tête, ont exhorté samedi
les pays de la zone euro à renforcer les moyens de leur fonds de secours afin de susciter un sentiment de confiance quant à la viabilité de la monnaie européenne.
Pour ces responsables, la zone euro doit agir en premier si elle veut que les autres pays accroissent les capacités du
Fonds monétaire international (FMI), lequel a réclamé ce mois-ci 500 milliards d'euros de financement supplémentaire pour lui venir éventuellement en aide.
"Le moment est venu, la pression s'est considérablement renforcée pour qu'une solution soit trouvée", a dit
Christine Lagarde, directrice générale du FMI, lors d'un débat sur les perspectives économiques pour 2012, au cours duquel l'absence des dirigeants de la zone euro, notamment de
l'Allemagne, a été remarquée.
"Il est essentiel que les pays membres de la zone euro développent un pare-feu clair, simple et susceptible à la fois
de limiter la contagion et de poser cette espèce d'acte de confiance au sein de la zone euro afin que les besoins financiers de cette zone puissent être effectivement comblés", a ajouté
l'ancienne ministre française de l'Economie.
Ces propos font écho à une multitude d'appels en ce sens formulés au cours de cette conférence annuelle de cinq jours dans
la station suisse.
La chancelière allemande Angela Merkel a pourtant adressé une fin de non-recevoir dès son discours
d'introduction au Forum. Elle a ainsi jugé mercredi que doubler ou tripler la taille du fonds européen de secours ne rassurerait les marchés que pour un temps et que la solution à la crise de la
zone euro résidait dans la capacité des gouvernements à restaurer la crédibilité de leurs politiques économiques.
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Lundi 30 janvier 2012
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09:22
Grève générale en Belgique lundi
La grève générale de 24 heures qui aura lieu ce lundi contre les mesures d'austérité du gouvernement fédéral, devrait avoir
d'importantes répercussions.
A la SNCB, on annonce que la circulation des trains sera totalement interrompue à partir du dimanche 22 h jusqu'au lundi 22
h. Idem pour les Thalys qui seront limités ou supprimés dès dimanche soir. Le trafic reprendra progressivement mardi.
Quant aux trains Eurostar, leur circulation sera interrompue de dimanche 22 h jusqu'au lundi à 22 h au départ et à
destination de Bruxelles. Un service restreint de bus sera mis en place entre les gares de Bruxelles-Midi et Lille Europe.
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Lundi 30 janvier 2012
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08:50
Un sommet européen
pour faire face à la crise de la zone euro
et renforcer la convergence
Un sommet des chefs d’Etats et de gouvernement, appelé "conseil informel européen" a lieu lundi 30 janvier à
Bruxelles. C’est la première réunion de ce niveau depuis celle, dramatique, des 8 et 9 décembre, où le Royaume Uni a fait bande à part. C’est la première aussi depuis que Paris a perdu son Triple
A et que l’Allemagne se retrouve dans le rôle du super censeur économique, souligne le magazine Challenges, qui explique le fonctionnement et les enjeux d'un sommet exceptionnel.
Officiellement le programme de ce sommet est assez léger : "Outre la finalisation du traité intergouvernemental (pour
renforcer la discipline budgétaire dans l'UE), il est question de croissance et d’emploi. Car depuis trois mois la situation économique dans l’Union européenne s’est détériorée, notamment sur le
front du chômage. Dans huit pays, le chômage des jeunes est supérieur à 30% (Italie, Lettonie, Portugal, Grèce, Irlande, Slovaquie et Lituanie)".
En réalité devraient être abordés de lourds sujets comme la dette grecque ou le futur mécanisme européen de
stabilité.
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