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Dimanche 12 février 2012
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08:58
Dimanche historique pour la Grèce
et la zone euro
Le parlement grec se trouve ce dimanche face à une "responsabilité historique". Il doit "autoriser" le
nouveau programme économique sans lequel la Grèce serait confrontée au "chaos" et à une sortie inéluctable de l'euro, a déclaré samedi soir le premier ministre grec.
"L'examen et l'autorisation du nouveau programme économique de la Grèce", que le Parlement grec est appelé à voter
dimanche, constituent une "condition préalable pour assurer le financement du pays dans les prochaines années", a rappelé Lucas Papademos dans une allocution solennelle
d'une vingtaine de minutes à la télévision.
Soulignant qu'il réalisait les "sacrifices douloureux" demandés à la population grecque en échange du soutien
financier accordé par les pays partenaires de la Grèce, il a une nouvelle fois affirmé que le choix opposé, celui d'une faillite, aurait poussé le pays dans un "chaos économique incontrôlable
et une éruption sociale".
Cette situation aurait "amené lentement ou rapidement à notre sortie de l'euro" a-t-il dit.
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Samedi 11 février 2012
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09:13
Grèce : le nouveau plan d'austérité approuvé
Le gouvernement de coalition grec a approuvé dans la nuit de vendredi à samedi le plan d'austérité exigé par l'Union
Européenne et le FMI pour débloquer une nouvelle aide à la Grèce lui permettant d'éviter un défaut de paiement en mars, a indiqué le bureau du premier ministre. Les mesures d'austérité devraient
être approuvées dimanche par le Parlement.
Un accord sur les mesures d'austérité exigées de la Grèce par l'Union Européenne et le Fonds Monétaire International (FMI)
avait été atteint dans la semaine, selon M. Papademos, mais le plus petit partenaire de la coalition, le part d'extrême-droite Laos, s'est retiré du gouvernement vendredi pour
protester contre les mesures projetées.
Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui avaient signifié explicitement cette semaine qu'elle devait
consentir des mesures d'austérité supplémentaires pour que soient débloqués des prêts décidés dans le cadre du premier plan d'aide de 171 milliards de dollars en suspens depuis octobre.
L'aide européenne est indispensable pour qu'Athènes puisse éviter la faillite le 20 mars lorsqu'elle devra rembourser près
de 14,5 milliards d'euros de dettes arrivant à maturité.
Les mesures d'austérité ont provoqué des mouvements de protestation et deux grèves générales cette semaine.
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Vendredi 10 février 2012
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18:17
Scandale PIP : la Commission propose
des mesures transitoires
La Commission européenne encourage les États membres à renforcer immédiatement la traçabilité des dispositifs médicaux, la
surveillance du marché et les règles applicables aux organismes notifiés afin d’éviter la mise sur le marché d’équipements défectueux, comme ce fût le cas avec les implants mammaires
frelatés.
Dans cette perspective, elle a adressé le 9 février une lettre aux ministres de la Santé leur proposant une liste de
mesures temporaires, en attendant une modification en profondeur de la législation européenne sur les dispositifs médicaux prévue pour mars 2012.
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Vendredi 10 février 2012
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16:16
Grèce : l'extrême-droite démissionne
Les ministres du LAOS, parti d'extrême droite, ont présenté leur démission du gouvernement de coalition en Grèce. Il
revient désormais au premier ministre Lucas Papadémos d'accepter ou non cette démission, ajoute ANA, sans citer de source.
Georges Karatzaféris, chef du LAOS, a annoncé aujourd'hui qu'il ne pouvait soutenir les nouvelles mesures
d'austérité entérinées par le gouvernement sous la pression des bailleurs de fonds internationaux de la Grèce.
Le gouvernement de Lucas Papadémos a été formé en novembre avec le soutien des deux principales formations
du pays, les socialistes du Pasok et les conservateurs de Nouvelle Démocratie, auxquelles s'est joint le LAOS, qui compte quatre ministres.
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Vendredi 10 février 2012
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09:49
L'Italie n'en est "pas à un point
où elle a besoin d'aide financière"
C'est ce qu'a estimé jeudi le premier ministre italien Mario Monti. "Elle a besoin d'une meilleure
gouvernance", a déclaré M. Monti lors d'une conférence au Peterson Institute, un centre de recherche économique à Washington.
"Je dirais que le FMI joue un rôle essentiel et très constructif dans la zone euro. Je pense qu'il a raison quand il
dit que l'Europe doit faire sa part du travail et bâtir un assez grand pare-feu [...] C'est la bonne attitude", a-t-il poursuivi.
Mais "si j'avais un conseil à donner au FMI ce serait d'avoir une meilleure compréhension des circonstances dans
lesquelles l'adhésion stricte à des principes peut empêcher une résolution pragmatique des problèmes", a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement italien a souligné les progrès faits par son pays pour rassurer les investisseurs en tâchant de
réformer son économie.
"Nous avons le sentiment qu'il y a un lien entre le degré auquel l'Italie réussira à se transformer de problème en
élément de la solution - et je pense que nous sommes plutôt avancés à cet égard -, le degré auquel cette expérience va s'avérer fructueuse en Italie, et le degré auquel l'Italie essaiera
d'exercer une influence" dans la zone euro, a-t-il expliqué.
Il a félicité les Italiens pour leur adhésion aux réformes. Selon lui, "ils avaient une demande refoulée de
gouvernance. C'était le système politique qui peut-être était un peu hésitant à offrir normalement cette gouvernance".
"L'un des principaux problèmes qu'a apportés la crise de la zone euro a été le retour de vieux stéréotypes sur les
caractères notoirement inhérents et immuables des différents peuples", a déploré M. Monti.
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