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Sauver les banques européennes de la crise
Les pays de l'Union européenne travaillent à mettre en place un plan "coordonné" de recapitalisation de leurs banques pour
stopper la contagion de la crise de la dette qui a déjà emporté le groupe franco-belge Dexia, a indiqué mardi soir la Commission européenne.
"Nous partageons de plus en plus l'opinion que nous avons besoin d'une approche concertée, coordonnée en Europe alors
que beaucoup de choses de déroulent au niveau des Etats membres" de l'Union européenne dans ce domaine, a déclaré le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Olli
Rehn.
"Il y a un sentiment d'urgence parmi les ministres européens des finances et il nous faut aller de
l'avant", a-t-il ajouté.
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Mercredi 5 octobre 2011
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Dexia confirme la "bad bank"
Le gouvernement belge a annoncé hier soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" regroupant les actifs financiers à
risques de la banque franco-belge Dexia en cours de démantèlement, qui pourra bénéficier des garanties de la France et de la Belgique.
"Il y a eu un accord (au sein du gouvernement belge) pour isoler les charges du passé, avec le cas échéant l'octroi de
garanties des Etats belge et français afin de garantir l'activité de Dexia Banque Belgique", a déclaré le Premier ministre belge, Yves Leterme, à l'issue d'une réunion de
ses principaux ministres.
La Belgique veut que Dexia opère comme une banque dans ce pays, a déclaré mardi le ministre belge des Finances.
Didier Reynders, qui s'exprimait après une réunion restreinte du conseil des ministres, a également dit qu'il voulait que les questions concernant Dexia soient résolues aussi
rapidement que possible.
La France et la Belgique ont volé mardi au secours de Dexia alors que le scénario d'un démantèlement de la banque
franco-belge, fragilisée par la crise financière et notamment par son exposition à la Grèce, gagne en crédibilité.
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La note souveraine de l'Italie fortement abaissée
Deux semaines après Standard and Poor's, l'agence Moody's a sévèrement dégradé mardi soir la notation de l'Italie en raison
des risques pesant sur le financement de sa dette colossale, de l'atonie de la croissance et des "incertitudes politiques".
Alors que la plupart des analystes s'attendaient à une dégradation d'un ou de deux crans, Moody's a abaissé la note de
l'Italie de trois crans à "A2" contre "Aa2" auparavant et l'a assortie d'une perspective négative, ce qui signifie qu'elle pourrait encore l'abaisser à l'avenir.
La décision de Moody's s'explique en premier lieu par "l'accroissement des risques" pesant sur le financement de
la dette colossale de plus de 1.900 milliards d'euros du pays (environ 120 % du PIB) alors que la crise de confiance dont l'Italie souffre a propulsé ses taux obligataires à des niveaux
records.
Selon Moody's, l'Italie est en outre pénalisée par un assombrissement des ses perspectives de croissance en raison de
"lacunes structurelles", comme la faible productivité et la rigidité du marché du travail, et d'un "affaiblissement des perspectives (de croissance) au niveau mondial".
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David Cameron presse la zone euro d'agir
Le premier ministre britannique a appelé mardi la zone euro à agir rapidement pour résoudre la crise de la dette grecque et
à renforcer le Fonds d'aide européen (FESF) aux pays fragiles.
Il a également appelé la zone euro à "renforcer" son système bancaire, comme l'avait fait son ministre des Finances
George Osborne la veille.
"Il faut éteindre le feu", a encore affirmé M. Cameron, ajoutant que "le problème grec doit
être résolu d'une façon ou d'une autre et l'être très rapidement".
Le ministre des affaires étrangères britannique William Hague, qui avait déclaré en 1998 que l'euro était
comme un "bâtiment en flammes sans issue", a estimé récemment que les faits lui avaient donné raison "dans certains pays".
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Mardi 4 octobre 2011
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15:44
Paris et Bruxelles s'engagent
à apporter leur garantie concernant Dexia
"Dans le cadre de la restructuration de Dexia, les Etats belge et français, en liaison avec les banques centrales,
prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers", soulignent, dans un bref communiqué conjoint, les ministres des Finances des deux
pays.
Rattrapée par la crise, la banque franco-belge Dexia semble aller tout droit vers un démantèlement qui ferait d'elle le
premier établissement européen victime de la crise de la dette, une perspective qui a affolé les investisseurs et fait fondre l'action du groupe de plus d'un tiers de sa valeur mardi
matin.
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