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Le CAC 40 termine en baisse de 5,38 %
La Bourse de Paris s'est effondrée mardi (-5,38%) à 3.068,33 points à la cloture. L’annonce surprise lundi soir d’un
prochain référendum en Grèce sur le plan de sauvetage, qui remet en cause le plan anticrise européen concocté cinq jours auparavant a plongé les investisseurs dans une grande angoisse et provoqué
une vraie tempête boursière.
Jour férié en France mais pas pour les marchés en Europe, le 1er novembre aura été synonyme de mardi noir pour les
Bourses.
A Madrid, la Bourse a plongé de 4,19%, à Londres de 2,21% et à Francfort de 5%. A Athène, la Bourse a perdu plus de
6%.
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L'UE "a confiance" dans la Grèce
Les présidents de l'UE et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel
Barroso, ont dit avoir "pleine confiance" dans le respect par le Grèce de ses engagements à l'égard de la zone euro, malgré l'annonce d'un référendum sur le dernier plan
de sauvetage du pays.
"Nous prenons note de l'intention des autorités grecques de tenir un référendum. Nous sommes convaincus que cet accord
(conclu lors du dernier sommet de la zone euro, ndlr) est le meilleur pour la Grèce. Nous avons pleinement confiance dans le fait que la Grèce honorera les engagements pris en relation avec la
zone euro et la communauté internationale", ont-ils déclaré dans un communiqué.
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Grèce : réunion à l’Élysée à 17 heures
Le président français Nicolas Sarkozy a décidé d'organiser à 17 heures à l'Elysée une réunion
interministérielle après l'annonce surprise par le premier ministre grec d'organiser un référendum sur le plan d'aide européen à son pays, a annoncé la présidence.
Pour cette réunion, le chef de l'Etat a convié le premier ministre François Fillon, le ministre de
l'Economie, François Baroin, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, la ministre du Budget, Valérie Pécresse, le ministre des Affaires
européennes, Jean Leonetti et le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer.
D'ici à cette réunion, Nicolas Sarkozy a prévu de téléphoner à la chancelière allemande Angela
Merkel pour faire le point de la situation avec elle.
L'annonce lundi soir par le premier ministre grec Georges Papandréou de l'organisation d'un référendum sur
l'accord européen d'effacement d'une partie de la dette du pays, critiqué en Grèce pour l'abandon de souveraineté qu'il implique, fait dévisser mardi l'ensemble des Bourses européennes.
Moins d'une semaine après la conclusion du plan de sauvetage de la Grèce, et deux jours avant le sommet du G20 à Cannes,
les marchés ont accueilli avec inquiétude la décision grecque.
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La BCE achète de la dette italienne
La Banque centrale européenne (BCE) achète de la dette italienne par crainte d'une contagion de la crise de la dette
grecque, ont indiqué mardi des opérateurs de marché, au moment où le nouveau directeur de la BCE, l'Italien Mario Draghi, prend ses fonctions.
Selon une source de marché à Paris, la BCE est en train d'intervenir pour racheter de la dette obligataire italienne et
éviter un emballement des taux.
La BCE, qui ne commente jamais ce genre d'opérations, intervient sur le marché secondaire de la dette, c'est-à-dire
qu'elle n'achète pas directement auprès des Etats, mais une fois que les obligations sont en circulation.
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11:12
Spectre d’une nouvelle crise
L'incompréhension voire la consternation prédominent dans la zone euro au lendemain de la décision du premier ministre grec
Georges Papandréou de convoquer un référendum sur le nouveau plan européen de renflouement du pays. Dans les capitales européennes, on déplore une décision porteuse d'instabilité
d'ici à l'organisation du scrutin, probablement en janvier, et, en cas de victoire du "non", le risque d'une nouvelle crise de l'euro.
Les dirigeants de la zone euro ont accepté, à l'issue de leur sommet du 26 octobre à Bruxelles, de prêter 130 milliards
d'euros à la Grèce et obtenu des créanciers privés qu'ils effacent 50 % des quelque 210 milliards d'euros de titres grecs qu'ils détiennent.
En annonçant lundi sa décision de consulter les Grecs sur ce plan, Georges Papandréou a expliqué qu'il lui
fallait obtenir un soutien politique élargi aux mesures d'austérité et aux réformes structurelles exigées par ses bailleurs de fonds. Le dernier sondage publié sur la question montre que près de
60 % des Grecs jugent l'accord négatif…
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